Site icon Voyage, Randonnée, Trekking à la découverte du Monde

Dormir dans les phares du bout du monde : expériences insolites entre mer, histoire et isolement

Dormir dans les phares du bout du monde : expériences insolites entre mer, histoire et isolement

Dormir dans les phares du bout du monde : expériences insolites entre mer, histoire et isolement

Pourquoi choisir de dormir dans un phare du bout du monde ?

Passer une nuit dans un phare isolé n’a rien d’un simple hébergement original. C’est une immersion totale dans un univers de mer, de vent, de lumière et de silence. Là où la plupart des voyageurs cherchent l’animation, les phares offrent l’exact opposé : un tête-à-tête avec l’océan, l’horizon et vos propres pensées.

Pour les randonneurs et amateurs de trekking, c’est aussi un formidable point d’ancrage sur des itinéraires côtiers ou insulaires. Imaginez une journée à marcher sur un sentier littoral, à longer falaises et criques, puis à terminer la journée au sommet d’un rocher battu par les vagues, dans l’ancienne chambre d’un gardien de phare.

Les phares habités autrefois par des gardiens sont aujourd’hui, pour certains, transformés en chambres d’hôtes, gîtes ou petits hôtels. On y trouve :

  • Une vue panoramique à 360° sur la mer et les îles alentours
  • Le sentiment d’être au bout du monde, coupé du rythme quotidien
  • Une plongée dans l’histoire maritime et le patrimoine local
  • Une expérience sensorielle forte : bruit de la houle, odeur d’iode, lumière changeante
  • Ambiance et sensations : entre isolement et magie de la mer

    Dormir dans un phare, c’est accepter d’être loin de tout. Réseau téléphonique capricieux, Wi-Fi limité, pas de commerces à proximité : le luxe, ici, c’est le silence et la simplicité. Les journées sont rythmées par les marées, la météo, le passage des oiseaux marins et le jeu permanent de la lumière sur l’eau.

    La nuit, l’ambiance devient presque irréelle. Le faisceau du phare balaie la mer, le vent s’engouffre parfois dans les pierres, et la houle résonne au pied de la tour. Pour certains, c’est une expérience méditative ; pour d’autres, un léger frisson face à la puissance des éléments. Dans tous les cas, un souvenir durable.

    Ce type de séjour convient particulièrement :

  • Aux voyageurs en quête de déconnexion totale
  • Aux photographes à la recherche de lumières spectaculaires
  • Aux randonneurs qui veulent rythmer leur itinérance par une nuit vraiment différente
  • Aux couples en quête d’une escapade hors du temps
  • Quelques phares emblématiques où passer la nuit

    De nombreux phares restent inaccessibles au public ou simplement visitables de jour. Mais certains se sont ouverts à l’hébergement, en France comme à l’étranger.

    En France

  • En Bretagne : plusieurs phares sur les côtes bretonnes proposent aujourd’hui des séjours, souvent en chambres d’hôtes, parfois en gîtes. Les plus isolés se rejoignent en bateau, d’autres sont accessibles à pied par un isthme, une digue ou un chemin côtier. Renseignez-vous bien en amont, certains sont très demandés plusieurs mois à l’avance.
  • Sur les îles et archipels : dans certaines îles du Ponant, des anciens logements de gardiens ont été transformés en hébergements. Idéal pour combiner trek insulaire, observation des oiseaux et nuits face au large.
  • En Europe

  • Écosse et Irlande : terres de phares par excellence, avec des hébergements nichés sur des promontoires battus par l’Atlantique. Un paradis pour les randonneurs, avec des sentiers côtiers qui serpentent entre falaises et landes.
  • Scandinavie : Norvège, Suède et Finlande abritent des phares transformés en auberges et cottages. Ici, l’expérience est souvent doublée d’une immersion dans les lumières nordiques, parfois même observable avec des aurores boréales en hiver.
  • Ailleurs dans le monde

  • Canada : le littoral de l’Atlantique, particulièrement en Nouvelle-Écosse ou à Terre-Neuve, compte quelques phares isolés ouverts aux visiteurs. Ils peuvent être le point d’étape parfait dans un road trip combinant randonnée, kayak et observation des cétacés.
  • Océanie : en Nouvelle-Zélande ou en Australie, certains phares offrent des nuitées avec vue sur des baies sauvages ou des plages désertes, accessibles via de beaux sentiers de randonnées côtières.
  • Accéder à un phare : une aventure en soi

    L’accès fait partie intégrante de l’expérience. On ne “tombe” pas par hasard sur un phare du bout du monde. Il se mérite, à pied, en bateau ou parfois par une longue piste.

    Selon les lieux, vous pourrez :

  • Rejoindre le phare par un sentier côtier balisé, idéal pour les marcheurs
  • Embarquer à bord d’une navette ou d’un bateau local, soumis aux conditions de mer
  • Suivre une piste ou une petite route, parfois non goudronnée, sur plusieurs kilomètres
  • Pour les randonneurs, l’idéal est souvent de combiner :

  • Une journée de marche le long du littoral ou sur une île
  • Une arrivée au phare en fin d’après-midi, pour profiter du coucher de soleil
  • Une seconde journée de trek pour poursuivre l’itinéraire après la nuit sur place
  • Attention toutefois à la logistique : certains phares ne disposent d’aucun commerce à proximité. Il faut parfois apporter sa nourriture, son eau et tout ce dont vous avez besoin durant le séjour. Anticipez également les horaires de marées ou de navettes maritimes, qui conditionnent souvent les arrivées et départs.

    À quoi s’attendre sur place : confort, services et contraintes

    Ne vous attendez pas à un hôtel classique. Un phare, même réaménagé, reste un bâtiment singulier, avec ses contraintes et son charme brut. Selon les adresses, vous trouverez :

  • Des chambres simples mais confortables, souvent décorées dans un style marin
  • Des parties communes chaleureuses (salon, bibliothèque, salle à manger)
  • Parfois un service de demi-pension ou pension complète
  • Électricité limitée ou produite par générateur / panneaux solaires
  • Chauffage parfois rustique, important hors saison
  • Les contraintes, elles, font partie de l’aventure :

  • Accès parfois compliqué en cas de mauvais temps
  • Bruit du vent et de la mer, qui peut surprendre si vous n’y êtes pas habitué
  • Lumière du phare (si toujours en activité), même si l’intérieur est généralement bien protégé
  • Peu ou pas de réseau téléphonique ni d’Internet fiable
  • Ces “inconvénients” sont souvent recherchés par ceux qui choisissent ce type de séjour : ils créent une parenthèse, loin des habitudes et des sollicitations permanentes.

    Conseils pratiques pour bien préparer votre séjour dans un phare

    Pour profiter pleinement de cette expérience insolite, une bonne préparation est essentielle, surtout si vous arrivez à pied ou en trek.

  • Réserver très en avance : les phares ouverts à l’hébergement sont rares et rapidement complets, notamment en haute saison.
  • Vérifier les conditions d’accès : navettes maritimes, marées, état des sentiers, éventuelles fermetures liées à la météo.
  • Adapter votre équipement : vêtements coupe-vent et imperméables, bonnet, gants, couches chaudes, même en été sur certaines côtes exposées.
  • Prendre une lampe frontale et une batterie externe : pratiques si l’éclairage est réduit et si les prises électriques sont limitées.
  • Prévoir un sac étanche ou des housses imperméables : utile si l’accès se fait en bateau ou sous la pluie.
  • Emporter de quoi lire, écrire ou dessiner : les soirées peuvent être longues, et c’est l’occasion parfaite pour ralentir.
  • Si vous faites la liaison à pied :

  • Étudiez bien la topographie et la distance jusqu’au phare, surtout si vous partez l’après-midi
  • Prévenez l’hébergeur de votre heure approximative d’arrivée
  • Gardez un vêtement chaud accessible dans le sac, le vent se levant vite en bord de mer
  • Respecter les lieux : patrimoine, environnement et sécurité

    Un phare du bout du monde n’est pas un hébergement comme un autre : c’est souvent un monument historique, un repère pour les marins, niché dans un milieu naturel fragile. En tant que voyageur ou randonneur, vous avez un rôle à jouer.

    Quelques réflexes à adopter :

  • Rester sur les sentiers balisés pour éviter l’érosion des sols et la destruction de la végétation
  • Ne rien prélever : pas de pierres, pas de coquillages rares, pas de plantes
  • Gérer vos déchets : idéalement, tout ce que vous apportez, vous le ramenez
  • Respecter le calme : le bruit porte loin au-dessus de la mer, pensez aux autres voyageurs et aux éventuels habitants des environs
  • Suivre strictement les consignes de sécurité données par les propriétaires ou gardiens
  • Certains phares se situent dans des réserves naturelles ou sur des sites protégés abritant des oiseaux nicheurs. Il est alors crucial de respecter les périodes de nidification et les zones interdites d’accès. Renseignez-vous auprès des offices de tourisme locaux ou des gardiens sur place.

    Comment choisir le phare idéal pour votre prochaine aventure

    Entre phares très isolés, accessibles uniquement par bateau, et tours plus proches du rivage reliées au réseau routier, l’expérience peut être très différente. Pour faire le bon choix, interrogez-vous sur :

  • Votre tolérance à l’isolement : préférez-vous un phare vraiment au large ou un spot plus facilement accessible ?
  • Votre expérience en randonnée : certains accès demandent un minimum de condition physique.
  • La saison de votre voyage : l’hiver peut être magique mais rude, l’été plus doux mais plus fréquenté.
  • Le niveau de confort souhaité : simple gîte rustique ou chambre d’hôtes plus cosy.
  • Les activités que vous voulez combiner : trek, observation de la faune, kayak, photographie, contemplation pure.
  • Ce type de séjour demande un peu plus de préparation qu’une nuit d’hôtel classique, mais il offre en échange une immersion rare, à mi-chemin entre aventure, retraite et exploration. Pour les passionnés de marche, de littoral et de grands espaces, dormir dans un phare du bout du monde devient souvent un moment charnière d’un voyage, celui dont on se souvient longtemps après avoir rangé le sac à dos.

    Quitter la version mobile